Crise du Covid-19 : Entretien avec Emmanuelle Bousquet, Photographe

Cet article fait partie d’une série d’entretiens avec certains de nos partenaires, dans le but de partager de multiples points de vue sur la crise que nous traversons, de la part de différents protagonistes issus de notre communauté Prestigious.

Rencontrez Emmanuelle Bousquet, photographe fine art basée à Paris. Emmanuelle a été confinée avec son mari et ses deux filles dans leur maison secondaire, en Provence. Découvrez ci-dessous comment la photographe a vécu le confinement, et comment elle imagine la suite et le monde post-coronavirus.

Pouvez-vous vous décrire en quelques mots?

Je m’appelle Emmanuelle Bousquet, j’ai 41 ans, je suis née dans la mode, j’habite à Paris dans le 16ème Nord, et j’ai deux enfants en bas âge de 9 mois et 4,5 ans. Je suis photographe Fine Art mais je réponds également à des commandes commerciales. Mon mari est comédien et doubleur voix, nous sommes une famille d’artistes.

Comment cette pandémie vous a-t-elle affectée, personnellement et professionnellement?

Personnellement, j’ai cru au départ à des vacances, puis cela a été très dur moralement de perdre autant de projets au fur et à mesure. Professionnels comme personnels avec des mariages, des anniversaires, des baptêmes annulés… Je me suis aperçue également que je devais me transformer en maîtresse d’école, femme de ménage, cuisinière, tout en essayant de conserver un peu de créativité pour travailler sur mes photographies. Nos deux enfants sont petits et nous prennent tout notre temps, mais je suis bien sûr très heureuse d’être en contact permanent avec mon bébé de 9 mois, et plus longtemps que prévu.

Professionnellement, c’est assez dramatique pour nous deux. J’ai perdu toutes mes commandes commerciales jusqu’en septembre, toutes mes expositions sont annulées jusqu’en novembre, et mes collaborations commerciales ont été reportées en 2021. Pour mon mari, sa tournée théâtrale a été complètement annulée, ses doublages également. Fort heureusement, ces derniers vont reprendre, ainsi que ceux avec une sécurité optimale dans les studios.

Comment occupez-vous votre temps, et qu’est-ce qui vous manque le plus durant ce confinement?

Je passe tout mon temps avec mes filles de 9 mois et 4,5 ans, à leur faire l’école, à cuisiner et à faire des balades dans la nature, car nous sommes confinés dans notre maison secondaire en Provence. Mon mari me relaie, ce qui me permet des temps de pose que je consacre soit à une série Netflix, soit à la création de ma prochaine série photographique. Car heureusement, ce confinement me permet de créer !

Que recommandez-vous en termes de livres, films ou activités pour passer le temps, enrichir sa culture et rester en forme durant ce confinement?

Je ne suis hélas pas concernée, je n’ai le temps de rien faire de très intellectuel à part de penser à mes créations photographiques.

À quoi pensez-vous que l’industrie de l’art/du luxe ressemblera une fois la crise terminée?

Etant directement concernée, cela m’inquiète beaucoup, en effet mes photographies se vendent à plusieurs milliers d’euros. Cependant, je reste confiante, je pense que les collectionneurs continueront d’acheter. Ce sont peut-être plus les amateurs d’art qui achèteront moins, ceux qui achètent mes photographies pour décorer leur intérieur et non pas collectionner.

Pensez-vous que vous-même devrez changer pour vous adapter à la vie post-coronavirus, et y-a-t-il des choses en particulier que vous aimeriez voir changer?

J’ai été très stricte depuis le début en matière de protection. Je l’ai été même un peu avant lorsque nous sommes partis à l’Ile Maurice le 7 février dernier, l’aéroport là-bas nous a fait prendre conscience de ce qui pouvait arriver en France. De ce fait, j’attends à ce que les gens soient plus vigilants et qu’ils portent des masques, des gants et aient du gel hydroalcoolique dans leur sac ou poche n’importe où dans les endroit publics, jusqu’à qu’un traitement ou vaccin soit trouvé.

Une fois le confinement terminé, où aimeriez-vous voyager en premier, et pour quelle raison?

A Ibiza ou en Grèce, afin d’être proche de la mer.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite?

Que mon activité professionnelle reprenne dès que possible. C’est une passion!

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